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Coronavirus: la Russie, la Chine et Cuba au chevet de l’Italie

Alors que le nombre de décès ne cesse d’augmenter en Italie, le pays peut compter sur l’aide internationale venue soutenir le personnel soignant, épuisé par la crise du Covid-19.

Ce week-end, la Russie et Cuba ont envoyé des équipes médicales pour prêter main forte au personnel soignant en Italie. Le pays, fortement touché par le coronavirus, connaît une saturation des capacités de soins avec une contagion qui paraît hors de contrôle dans certaines régions. Au total, 5 476 personnes sont mortes du coronavirus dans le pays.

L’aide militaire russe

La Russie a annoncé, ce dimanche 22 mars, l’envoi d’une centaine de virologues militaires « expérimentés » en Italie, rapporte notre correspondant à Moscou, Paul Gogo. Un premier avion de l’armée russe est actuellement en route pour Rome. Ces spécialistes des épidémies et infirmières sont originaires de trois bases militaires russes.

Les communiqués du ministère russe de la Défense ne cessent de tomber dans les boîtes aux lettres électroniques des correspondants à Moscou. La Russie apporte son aide militaire à l’Italie pour lutter contre le coronavirus et le Kremlin veut le faire savoir.

L’aide a été acceptée tard dans la soirée de ce samedi 21 mars par l’Italie, lors d’une discussion téléphonique entre les ministres de la Défense des deux pays. La Russie va ainsi envoyer neuf avions et 100 militaires et spécialistes sur le sol italien. Le premier avion était attendu dans l’après-midi sur la base militaire de Pratica de Mare, au sud de Rome.

La carte diplomatique du Kremlin

Le ministère russe de la Défense a communiqué sur les impressionnants CV des spécialistes envoyés dans la péninsule. Ils ont participé à l’élimination des pestes porcines en Afrique. Ils ont également travaillé à l’élaboration de vaccins contre Ebola et la peste. Aux cerveaux s’ajoutent du matériel médical, notamment des équipements permettant la désinfection des véhicules.

L’aide russe comme chinoise envers l’Italie n’ont rien d’anodines. En Russie, les autorités considèrent que la crise est sous contrôle, alors que les chiffres officiels sont remis en cause par de nombreux médecins. Mais face à une Europe en état d’urgence et à un Donald Trump qui peine à gérer la situation, le Kremlin joue une carte tout aussi diplomatique qu’humanitaire.

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