Tunisie

Tunisie : Un chauffeur d’Intigo arrêté pour avoir rapporté une agression policière

Le fondateur de « Intigo » Bassem Bouguerra, a affirmé, ce lundi 30 mars 2020, que le chauffeur qui avait rapporté vendredi dernier des violences policières a été arrêté ce matin.

Le chauffeur avait déclaré avoir été agressé par des policiers en racontant, la bouche ensanglantée, les circonstances de son agression le 6ème jour du confinement dans une vidéo publiée sur les réseaux.

Vidéo : https://actuune.net/tunisie-un-chauffeur-dintigo-dit-avoir-ete-agresse-par-des-policiers/

Malgré avoir obtenu un ordre de mission, selon les dires du jeune homme, les policiers l’ont arrêté et confisqué son permis, sa carte d’identité et la carte grise de son scooter tandis qu’il était en train d’assurer son travail avant de l’agresser.

« Marouen a été appelé à déposer une plainte mais quand il s’est rendu au poste pour le faire il a été conduit à Bouchoucha pour avoir publié une vidéo qui sème la zizanie » a confié Bassem Bouguerra.

Rappelons que la Tunisie est en confinement total depuis le 22 mars et jusqu’au 4 avril et que les véhicules qui circulent sans autorisation sont automatiquement confisqués.

Le fondateur de « Intigo » Bassem Bouguerra, a adressé, ce lundi 30 mars 2020, une correspondance au chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, pour lui faire part de l’agression dont a été victime l’un des chauffeurs des taxis scooter et qui a été arrêté par la suite.

Bassem Bouguerra a assuré dans sa correspondance que sa startup a suspendu ses services de transport des personnes depuis la décision de confinement total en Tunisie. Il a ajouté que la société a décidé de se lancer dans le service de livraisons urgentes durant cette période de crise, notamment pour les personnes placées en auto-isolement, les hôpitaux et des aides pour les familles nécessiteuses.

Dans ce contexte, il précise que la société a réussi à obtenir les autorisations nécessaires de la part des ministères de tutelle. Pourtant, les chauffeurs d’Intigo souffrent des intimidations et agressions quotidiennes des forces de sécurité. Bassem Bouguerra a ajouté que la dernière en date fût celle du chauffeur Marouen Riahi tabassé par des policiers. « Cependant, après avoir été contacté à deux reprises par le ministère de l’Intérieur pour récupérer ses papiers, nous avons été surpris par son arrestation. Il a été obligé de signer un PV de détention et il est passé de victime de torture à accusé de perturbation et de propagation de fausses informations ».

Au final, Bassem Bouguerra a appelé le chef du gouvernement à intervenir d’urgence pour résoudre ce conflit qui menace les individus et les biens au quotidien.

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